Si l’infusion reste le moyen le plus simple de profiter des plantes et de leurs bienfaits, d’autres techniques permettent de bénéficier des propriétés médicinales. Suivez le guide !
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Cette méthode permet d’extraire davantage de principes actifs de la plante en faisant éclater son enveloppe externe protectrice. Elle se prépare avec les racines, l’écorce, les fragments de branches, les tiges dures et certaines baies. La plante doit être plongée dans l’eau froide, que l’on porte à ébullition avant de laisser mijoter à feu doux une heure au moins. Elle peut se boire chaude ou froide.
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Les Chinois découvrirent l’art de la macération pour mettre en valeur les plantes fragiles, dont les propriétés sont altérées par la chaleur. Il faut simplement laisser reposer la plante dans l’eau froide le temps suffisant pour qu’elle puisse dégager ses agents actifs. Le liquide recueilli et filtré pourra être réchauffé. La macération reste, encore de nos jours, une préparation de choix.
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Postérieure aux traditions de l’infusion et de la décoction, la teinture est apparue avec la découverte de l’alcool. Elle s’obtient par macération d’une plante entièrement immergée dans un mélange d’eau et d’alcool. Celui-ci va extraire les principes actifs de la plante et les conserver. Ainsi, une teinture se garde jusqu’à deux ans. La teinture se réalise toujours avec une seule plante. On peut ensuite mélanger plusieurs teintures, mais il ne faut jamais réaliser de teintures avec plusieurs plantes. Les teintures vendues dans le commerce sont préparées avec de l’alcool éthylique, on utilisera de la vodka ou du rhum à la maison dans ses teintures personnelles.
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S’il fallait dater les premiers sirops, il faudrait remonter au temps où les anciens conservaient plus longtemps les infusions ou les décoctions en leur ajoutant du miel ou du sucre non raffiné. Le miel ajoute à l’infusion ses propriétés calmantes et renforce l’effet bénéfique contre la toux. Il peut aussi masquer le goût déplaisant des plantes actives contre les affections et inflammations des voies respiratoires. Depuis le XVIIIe siècle et les premiers véritables sirops de fruits, la technique fut progressivement adoptée par l’industrie pharmaceutique.